Projets de recherche - Équipe 6
GROUPE 1 : ACTIVATION DES CELLULES IMMUNITAIRES
Chef de groupe : Dr. Mai NGUYEN CHI
L'immunité innée est en première ligne pour contrecarrer l'invasion des micro-organismes. Le poisson zèbre s'est avéré particulièrement adapté à l'étude de la réponse immunitaire aux infections et aux blessures. Grâce à l'adaptabilité génétique et à la transparence de ses larves et de ses embryons, il offre une occasion exceptionnelle de déchiffrer la dynamique de l'activation des cellules immunitaires dans les tissus infectés et endommagés.

Notre groupe utilise les larves de poisson zèbre pour comprendre comment les phagocytes se différencient et combattent les microbes.
GROUPE 2 : SIGNAUX DE DANGER ET INFLAMMATION CHRONIQUE
Chef de groupe : Dr. Laure YATIME
L'inflammation est un processus naturel généré par notre système immunitaire en réponse à une agression externe ou interne. Un organisme sain est généralement capable de l'atténuer et de rétablir l'homéostasie lorsque la menace est éliminée. À l'inverse, une inflammation incontrôlée peut être délétère pour l'organisme et causer de graves dommages, pouvant entraîner des maladies ou exacerber une pathologie sous-jacente si l'inflammation devient chronique.

Nous nous intéressons aux acteurs moléculaires du système immunitaire inné dont l'activation excessive par des signaux de danger pathogènes ou endogènes provoque une inflammation chronique liée à des pathologies humaines telles que les maladies hémolytiques, les maladies inflammatoires de l'intestin ou les cancers. Nos travaux actuels visent à comprendre comment la reconnaissance de ces signaux de danger par des récepteurs immunitaires spécifiques génère une réponse pro-inflammatoire favorisant la progression de ces pathologies. Pour ce faire, nous utilisons une approche multidisciplinaire combinant la biochimie, la biologie cellulaire, la biologie structurale et la modélisation in vivo chez le poisson zèbre.
Nous développons le modèle de l'embryon de poisson zèbre pour définir l'implication de cette phase intramacrophagique dans l'établissement et la persistance de l'infection, dans un contexte normal ou de FK. Nous utilisons également ce modèle vertébré pour tester de nouvelles stratégies visant à limiter l'infection par P. aeruginosa.
GROUPE 3 : COMMUNICATION CELLULAIRE DANS LA NICHE HÉMATOPOÏÉTIQUE
Chef de groupe : Dr. Etienne LELIEVRE
Après leur émergence de l'endothélium hémogène de l'aorte, les cellules souches hématopoïétiques (CSH) rejoignent et ensemencent un organe hématopoïétique transitoire, le tissu hématopoïétique caudal (CHT). Le TCH est un plexus vasculaire complexe composé de cellules endothéliales, de cellules stromales et de prolongements neuronaux qui permet l'expansion et la différenciation des CSH pour donner naissance à des progéniteurs ainsi qu'à des cellules hématopoïétiques matures.
Le repérage des CSH dans le CHT implique des interactions physiques avec les cellules endothéliales et stromales qui déclenchent le réarrangement des cellules endothéliales pour former des "poches de cellules souches" qui fournissent l'environnement adéquat pour la prolifération des CSH et un bon équilibre entre le maintien du caractère souche et la différenciation.
Nos travaux se concentrent actuellement sur la caractérisation des mécanismes à l'œuvre chez les poissons déficients en composants de la superfamille TGF-beta/BMP qui présentent une greffe de CSH compromise dans le CHT. Nos résultats actuels serviront de base à un projet plus large visant à comprendre, aux niveaux cellulaire et moléculaire, comment les CSH, les cellules endothéliales, les cellules stromales et les nerfs dialoguent pour établir une niche hématopoïétique pleinement opérationnelle.